Alpes-de-Haute-Provence (04)

Approche karstologique des Alpes-de-Haute-Provence

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Approche karstologique du département

Les textes sont directement extraits d'un inventaire de type Balsan. Il s'agit des quelques rares sources karstiques recensées dans le département. Il y en a d'autres.

1 - Grotte des Brieux (Redortiers)
0 - source des Brioux ou Brieux (d’après P. Martel, 1952, p. 37), grotte des Brieux, ou Brioux (d’après P. Martel, 1952, p. 37), grotte des Brieux ou Brious (d’après Pierre Martel in Parein & Languille, 1981, p. 105) ; grotte des Brieux (d’après Parein & Languille, 1981, p. 168). I - D = 385 m. X = 863,5  Y = 201,25  Z = 1010 m (Parein & Languille, 1981). II - Limite du Barrémien et de l’Aptien inférieur (P. Martel, 1952). III - En 1842, Boule et Rémond inscrivent une date et leur signature à 90 m de l’entrée. Grotte mentionnée en 1879 sur le carte de Bouvier (P. Martel, 1952). Visite de E.-A. Martel le 3 septembre 1892 qui porte le développement à 175 m et s’arrête devant un rétrécissement (Martel, 1894). J. Reymonet et ses compagnons atteignent la longueur de 360 m le 21 octobre 1921 et scellent une plaque de zinc. Visite de l’année 1948 (d’après Pierre Martel in Parein & Languille, 1981). Visite et exploration le 21 juillet 1951 de Pierre Martel qui dépasse la plaque de Reymonet en brisant quelques concrétions et atteint la distance de 385 m (Parein & Languille, 1981). V - La grotte est parcourue par un ruisseau dont les eaux ont été captées au début du siècle pour l’alimentation en eau potable de la ville de Banon (P. Martel, 1952). VIII - Rhinolophes rencontrés jusqu’à 250 m de l’entrée (P. Martel, 1952). IX - Température de l’eau 8° C (P. Martel, 1952). X - Légendes des « grandes nappes d’eau » (P. Martel, 1952). Plan d’Edouard-Alfred Martel le 3-9-1892 (E.-A. Martel, 1894, p. 76). Pierre Martel en 1951 (P. Martel, 1952, p. 39). Plan de Pierre Martel en 1951 (P. Martel, 1952, p. 39). XI - E.-A. MARTEL (1894) ; P. MARTEL (1952) ; Fiche BRGM n° 1 997 (942-3-18) ; PAREIN & LANGUILLE (1981).

2 - Sorgues de Saint-Donat (Montfort)
0 - sorgues intermittentes de Saint-Donat (d’après E.-A. Martel, 1894, p. 53) ; résurgences des « Sorgues » de Saint-Donat (d’après Pierre Martel in Parein & Languille, 1981, p. 108). III - Visite de l’année 1954 (d’après Pierre Martel in Parein & Languille, 1981). X - Liste des cavités explorées entre 1948 et 1955 par Pierre Martel et le groupe « Lei Pardigou » de Simiane dite « Inventaire P. Martel (1955) » (Parein & Languille, 1981). XI - E.-A. MARTEL (1894) ; PAREIN & LANGUILLE (1981).

3 - Source de l'Adou (Moustiers-Sainte-Marie)
I - « Celui qui est (le ravin) au sud-est de la ville, donne une source d’eau ville assez abondante, qui alimente plusieurs belles fontaines » (Garcin, 1835, t. II, p. 240). IV - « En 1684, une partie de la ville fut emportée par une inondation extraordinaire. Les eaux qui se filtrent dans les terres pour ressortir plus bas, ont dû former à la longue des cavités souterraines ; ce qui est cause que de temps en temps elles s’affaissent et s’engloutissent sur les débris de leurs fondemens. » (Garcin, 1835, t. II, pp. 242-243). V - Grosse source karstique située au pied du ravin de Notre-Dame de Beauvoir. XI - GARCIN (1835).

4 - Grotte-émergence de Saint-Maurin (La Palud-sur-Verdon)
I - Dans la partie supérieure du site de Saint-Maurin, au pied des falaises de calcaire qui domine la prairie. II - Calcaire. IV - L’une des grottes fait une cinquantaine de mètres au fond de laquelle ont trouve en étiage un petit lac (Cru, 1974). Il s’agit d’une grotte-émergence temporaire se développant sur une fracture horizontale (probablement un chevauchement) et terminée par un lac. Siphon plongé (ficelles). VII - « Un ermitage se trouve à côté de la grotte ; celle-ci est effrayante et à peu près pas fréquentée, en raison du violent fracas qui s’y fait souvent et par lequel les habitants voisins sont dans l’usage de prévoir de façon à peu près sûre les tempêtes ou les orages imminents » (d’après Simon Bartel, 1636 in Collier, 1969a, p. 312). V - « Les sources : Il en existe deux principales qui fournissent une eau bicarbonatée calcique déposant rapidement des tufs d’aragonite. » (Bessonnat, 1987). « Sous les tufs de « St-Martin » l’une d’elle (une émergence) a une température de 13° pour 18° dans le Verdon. » (Joly, 1934). XI - de JOLY (1934) ; COLLIER (1969a) ; CRU (1974) ; BESSONNAT (1987).

5 - Résurgence d'Aremus (Castellane)
I - 3442 Est    929,38 - 3177,09 - 660m. Dans les gorges du Verdon, en bordure de la route D 952, entre un camping et la clue de Chasteuil. III - Vu le 4-2-1996 par Jean-François Battut et Jean-Yves Bigot. V - Importante sortie d'eau le 4-2-1996 (travaux en cours par le groupe "li Darboun"). A l'étiage, la cavité est pénétrable, mais n'exhale aucun courant d'air (vu en septembre 1996).

6 - Source de la Salaou (Castellane)
V - Source salée qui sourd des gypses au moulin de la Salaou, cependant le débit important constaté le 4-2-1996 indique que cette source est en relation avec les eaux issues des plateaux.

7 - Font Gaillarde (Thorame-Haute)
0 - source intermittente de Colmars (Papon, 1787) ; grottes de Fontgaillarde (d’après Pierre Martel in Parein & Languille, 1981, p. 108). I - Exsurgence (impénétrable)    X= 939,510; Y= 204,500; Z=1043 (d'après Pailler, 1981). P = +77 m ; D = 1 200 m env. Seule la grotte de Font Gaillarde n'est pas reliée au réseau. La grotte de Font Gaillarde (non reliée) et les entrées du réseau sont connues de longue date, mais sur quelques mètres seulement. L’orifice inférieur correspond à une sortie d’eau temporaire ayant fait l’objet d’un captage. III - Visite postérieure à l’année 1954 (d’après Pierre Martel in Parein & Languille, 1981). En 1980, le S. C. Draguignan reprend l’exploration et parvient jusqu’à la trémie terminale à la cote +60 m, et en 1981 relient les autres entrées au réseau de la font Gaillarde (Paillier, 1981 ; Courbon, 1991). V - Pierre Gassendi, mai 1635 (lettre du 20 mai 1635 in Tamizey, 1887-1888). La source est une curiosité, elle est signalée par P. Gassendi qui indique les temps d’intermittence et explique le phénomène par un système de siphons et de réservoirs (Papon, 1787). X - Plan et coupe par Alain Pailler et le S. C. Draguignan (Pailler, 1981). Plan et coupe (Courbon, 1991, p. 16). XI - PAPON (1787) ; TAMIZEY DE LARROQUE (1887-88) ; PAREIN & LANGUILLE (1981) ; PAILLER (1981) ; CREAC’H (1987) ; COURBON (1991).

8 - Source de la Cagole (Thorame-Haute)
I - Alt. 1450 m. D = 120 m. Phénomène situé sur l'ancienne commune de Peyresq. II - « La grotte se développe au contact d’un banc nummulithique avec un horizon de poudingue assez mince, reposant sur du calcaire marneux. » (Gilli, 1989). III - Gilly E. et Gaschat T. (Club Martel de Nice) le 5-2-1989. En 1989, E. Gilli et T. Gaschat trouvent la source à sec, ils en profitent pour explorer et topographier la cavité sur 120 m (Spéléologie, 1989). IV - Puits de 12 m suivi d'une galerie étroite de 150 m (?) avec à -20 un siphon non pérenne; au-delà bouchon d'éboulis. X - Croquis d’exploration par Eric Gilli le 6-2-1989 (Gilli, 1989). XI - GILLI (1989)

9a - Source du Coulomp (Braux)
0 - émergence du Coulomp ou Colomb (d’après Martel, 1921, p. 576) ; source du Coulomp (d’après Bertrand, 1914) ; phén. n° 9-1 (d'après Barbier, 1978). V - « On a estimé son étiage de 400 litres (étiage) à plusieurs mètres cubes par seconde. C’est la plus abondante du bassin du Var. Bien qu’elle paraisse être la résurgence du bassin torrentiel des Fouès, on a songé à la capter pour les besoins de la ville de Nice, parce que son bassin d’alimentation est peu habité. » (Martel, 1921). XI - MARTEL (1921) ; BARBIER (1978).

9b - Grotte du Coulomp (Braux)
0 - phén. n° 9-3, grotte de Fugeret (d'après Barbier, 1978, mais les cavités s'ouvrent sur la commune de Braux) ; grotte des Chamois au Coulomp (d’après Peyre, 1982, pp. 17-18) ; grotte des Chamois (d’après Créac’h, 1987, pp. 919-920). I - Alt. 1370 m. Ancienne commune d’Aurent. Près du village d'Aurent. D = 350 m. IV - La grotte sert temporairement d’exutoire aux sources du Coulomp situées un peu plus bas. En 1971 et 1974, R. Bergamo du G. S. Nice effectue quelques relevés jusqu’à la première voûte mouillante (siphon 1). En 1982, le C. M. de Nice explore la suite après le siphon 2, la grotte est topographiée par J.-C. Peyre en 1982 (Créac’h, 1987). X - Topo de Bergamo (Barbier, 1978). Plan et coupe de Peyre le 11-7-1982 (Peyre, 1982 ; Créac’h, 1987, p. 920). XI - BARBIER (1978); CREAC’H (1987) ; PEYRE (1982) ; A.A. (1983); SIFFRE (1984).
9c - Exsurgence temporaire du Coulomp (Braux)
0 - phén. n° 9-2, exsurgence temporaire (d'après Barbier, 1978, p. 29). X - Plan approximatif (Barbier, 1978). XI - BARBIER (1978).

10 - Source du Lac (Le Lauzet-Ubaye)
I - La source est située sur le bord sud du lac du Lauzet. IV - Elle sourd au fond du lac et permet son alimentation.

11 - Source de Restefond (Jausiers)
I - 3539 Est    954,52 - 3237,46 - 2195 m. A 30 m de la route de Jausiers au col de Restefond, à gauche de la route un peu après la Cabane Noire. III - Bigot le 20-8-1995. IV - Grosse source sortant des éboulis de pierres calcaires en rive gauche du torrent de Clapouse.

12 - Perte-résurgence du lac Premier (Saint-Paul-sur-Ubaye)
I - 3538 ET "Top 25"    957,55 - 3257,42 - 2600 m. A proximité du refuge de Chambeyron, dans l'angle nord-ouest du lac Premier. III - Bigot le 15-10-1995. V - Phénomène karstique impénétrable présentant de nombreuses cupules. On entend l'eau qui cascade dans d'étroites fissures. La résurgence probable se situe à environ 1 km vers 2000 m d'altitude.